/*

Problèmes de transport : Fenêtre pas noramiques

Vous êtes ici : Accueil » Sociologie » Problèmes de transport : Fenêtre pas noramiques

Les hublots des avions.Pourquoi les avions ont-ils de si petits hublots, et pourquoi sont-ils placés si bas dans le fuselage, ce qui oblige à se bais­ser pour voir les autres avions sur la piste ?

Comme dans le cas de la plupart des éléments des avions, les hublots résultent d’une série de compromis. La vie des concepteurs serait grandement simplifiée s’il n’y avait pas de hublots du tout, mais les passagers ne sont pas d’accord.

La Grande-Bretagne a perdu son avance en matière d’avions à réaction quand le Cornet de Havilland des années 1950 subit une série de crashs suite, entre autres, à des effets de fatigue de la carlingue autour des ouvertures.

Depuis, les hublots sont aussi petits que possible – typique­ment 33 centimètres de diamètre. Chaque hublot a trois épais­seurs: deux pour supporter la pression et une troisième pour empêcher que l’on puisse endommager les deux premières. Les hublots et leurs vitres sont intégrés d’un seul bloc dans la structure du fuselage.

Non seulement les hublots sont chers, mais ils impliquent un renforcement de la structure. Le poids supplémentaire que cela représente est très pénalisant pour les compagnies d’aviation, d’autant que les hublots posent des problèmes de condensation, de formation de glace, voire de fuite de pressurisation.

La position des hublots varie selon les avions, mais les concepteurs les placent généralement un peu en dessous du niveau des yeux d’un passager assis. C’est trop bas quand l’avion est au sol, mais bien adapté quand l’avion est en vol pour donner une vue panoramique du sol. En outre, placer les hublots plus haut, vu la forme circulaire de la carlingue, reviendrait à les orienter vers le ciel, ce qui poserait aussi des problèmes d’éblouissement.

Il faut aussi garder en mémoire que les avions de ligne en service aujourd’hui ont été conçus il y a dix ans, certains ayant même été dessinés il y a quarante ans. Pendant ce temps, les gens ont changé, ainsi que le design des sièges. A l’époque, la structure des avions ainsi que la position des hublots étaient fixées, les chaînes de montage optimisées pour cela, et il aurait coûté très cher de la modifier.

En quarante ans, les gens ont grandi, et les sièges aussi, selon un critère qui les rend accessibles pour 95 % des hommes aux États-Unis. Si vous ôtes un peu grand, vous vous y sentirez à l’étroit.

Enfin, la tendance en matière de transport aérien est à l’éco­nomie, c’est-à-dire à une densité maximale de sièges, ce qui implique de surélever les sièges afin que le passager puisse glisser ses pieds sous le siège de devant. Cela a aussi tendance à faire paraître plus bas le hublot voisin.

Les hublots des avions sont petits pour des raisons de sécu­rité. Les premiers Cornet de Havilland avaient de grandes fenêtres haut placées qui donnaient une vision panoramique, mais ils souffraient de faiblesses structurelles rédhibitoires.

Pour en avoir le cœur net, la compagnie de Havilland immergea un avion dans un réservoir d’eau et le soumit à des pressurisations répétées pour simuler les conditions de vol. Au bout de deux semaines (ce qui correspondait à deux années de vol), la structure commençait à se fissurer aux coins supé­rieurs des fenêtres.

On redessina donc de petits hublots ronds et placés au bas de la carlingue, ce qui résolut le problème.

Laisser une réponse

Votre mail ne sera pas publié


- Debug: cached@1502803640 -->